La loi du 13 décembre 2000, dite loi SRU, impose aux communes de la taille d’Allinges un taux minimum de logements locatifs sociaux. Allinges y est soumise. Ce taux n’a pas été fixé ici, ni discuté ici.
Son application est contrôlée par l’État tous les trois ans. À chaque bilan, l’écart est constaté et notifié à la commune, et un prélèvement est opéré sur son budget de fonctionnement, celui qui finance les écoles, la voirie et les services.
Si l’État prononce un constat de carence, l’urbanisme communal passe sous tutelle : le préfet retire au maire la délivrance des permis de construire et le droit de préempter les terrains. Autrement dit : les logements se construisent quand même, mais décidés ailleurs, sans la commune et sans les habitants. Sans travail architectural soigné, sans espaces publics dessinés, sans concertation d’ensemble. Et payés en partie par elle.
C’est ce cadre qui a conduit à inscrire le nombre de logements attendus à Noyer dans le plan d’urbanisme intercommunal. Ces règles sont votées au Parlement et appliquées par les services de l’État. La commune ne les a ni écrites, ni choisies, et ce nombre n’est pas négociable. Personne ici ne prétendra le contraire.