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Les terrains de Noyer au printemps

Aménagement du territoire

Noyer : un projet d’ensemble pour Allinges

Les terrains de Noyer sont constructibles, et le nombre de logements attendus y est fixé par la loi. Ce chiffre ne se discute pas. Ce qui se discute, c’est tout le reste : la forme, les hauteurs, les espaces publics, les arbres conservés. La commune a choisi de conduire elle-même un projet d’ensemble, avec une gestion rigoureuse et sereine, plutôt que de laisser d’autres écrire ces règles à sa place. Et de le soumettre aux Allingeois avant qu’il ne soit dessiné.

Noyer, au printemps 2026.

Le cadre légal

Chacun ses responsabilités

Préparer l’avenir de notre commune impose de conjuguer respect des obligations légales et défense absolue de notre cadre de vie. Si le quota de logements est dicté par des choix parlementaires que la mairie n’a pas à endosser à la place de l’État, nous refusons d’en subir les conséquences au détriment du village. C’est pourquoi nous prenons l’initiative d’un projet sur-mesure, respectueux de nos paysages et tourné vers les besoins des Allingeois.

§   Ce qui relève de l’État  ·  Loi nationale

La loi du 13 décembre 2000, dite loi SRU, impose aux communes de la taille d’Allinges un taux minimum de logements locatifs sociaux. Allinges y est soumise. Ce taux n’a pas été fixé ici, ni discuté ici.

Son application est contrôlée par l’État tous les trois ans. À chaque bilan, l’écart est constaté et notifié à la commune, et un prélèvement est opéré sur son budget de fonctionnement, celui qui finance les écoles, la voirie et les services.

Si l’État prononce un constat de carence, l’urbanisme communal passe sous tutelle : le préfet retire au maire la délivrance des permis de construire et le droit de préempter les terrains. Autrement dit : les logements se construisent quand même, mais décidés ailleurs, sans la commune et sans les habitants. Sans travail architectural soigné, sans espaces publics dessinés, sans concertation d’ensemble. Et payés en partie par elle.

C’est ce cadre qui a conduit à inscrire le nombre de logements attendus à Noyer dans le plan d’urbanisme intercommunal. Ces règles sont votées au Parlement et appliquées par les services de l’État. La commune ne les a ni écrites, ni choisies, et ce nombre n’est pas négociable. Personne ici ne prétendra le contraire.

Le nombre est imposé.
La forme ne l’est pas.

Si la commune ne fait rien

Le rattrapage se fait quand même, au coup par coup, décidé ailleurs, sans les habitants.

  • Chaque terrain se vend séparément, et se construit pour lui-même
  • Des opérations juxtaposées, sans règle commune ni cohérence d’ensemble
  • Aucun espace public créé
  • Aucune voie douce vers l’école ni vers les commerces
  • Pas de commerce, pas de crèche, pas de service
  • Des accès multipliés sur l’avenue de Thonon
  • Les arbres, la grande haie et le lavoir sans protection
  • Des formes et des matériaux qui ne ressemblent à rien d’ici

Ce qui relève de la commune

Faire rempart : écrire nous-mêmes le cahier des charges, avant que le moindre terrain ne se vende.

  • Un seul projet d’ensemble, dont la commune fixe les règles
  • Des toitures à pans et une écriture inscrite dans la tradition locale
  • Des hauteurs mesurées, pensées avec la pente et les vues
  • Le patrimoine rural préservé : haie, grands chênes, lavoir
  • Une place, des espaces publics, des cheminements vers l’école
  • Des commerces et des services de proximité
  • Un raccordement unique et étudié à l’avenue de Thonon
  • Des logements pensés d’abord pour les familles, les actifs et les aînés d’ici
  • Une démarche engagée vers le label national ÉcoQuartier, avec l’appui du Cerema

Une obligation peut devenir une chance : c’est le pari de la commune. Puisque ces logements se feront de toute façon, autant qu’ils fassent quelque chose de beau et de réussi. Une vraie place où l’on se croise, des arbres conservés où jouent les enfants, des maisons qui ressemblent à Allinges, un endroit où l’on a envie de s’arrêter. Un quartier mené avec sérieux, pour que le village y gagne en sérénité. C’est ce que la commune est allée chercher en s’entourant d’urbanistes, et c’est ce qu’elle vient soumettre aux Allingeois avant d’en dessiner la moindre ligne.

Le projet

Les grandes orientations

Le travail débute. Les éléments ci-dessous constituent le cadre de l’étude, non un projet arrêté.

Un terrain d'environ 3,5 hectares

Un terrain d’environ 3,5 hectares

Les terrains du Grand Champ et du Champ à Pompon, à l’entrée de Noyer, en bordure de l’avenue de Thonon.

Environ 230 logements

Environ 230 logements

Un nombre fixé par le plan d’urbanisme intercommunal en application de la loi. Des formes bâties variées, dans le respect de la pente et des vues.

Une offre pour les actifs du secteur

Une offre pour les actifs du secteur

Des logements en accession, en accession aidée et en location, pour répondre aux différents moments d’un parcours résidentiel.

Une place et des services de proximité

Une place et des services de proximité

Une place où les activités peuvent se déployer, et une résidence intergénérationnelle dont le rez-de-chaussée pourrait accueillir une crèche.

Le patrimoine de Noyer conservé

Le patrimoine de Noyer conservé

Le lavoir, la fontaine, la ferme, la grande haie et les grands chênes, identifiés comme éléments à préserver. La mémoire du hameau reste au cœur du quartier.

Des liaisons piétonnes et cyclables

Des liaisons piétonnes et cyclables

Vers l’école, à moins de 500 mètres, vers les commerces et le pôle sportif. Des trajets à pied ou à vélo, en toute sérénité.

Le label

Une démarche labellisée, pas une simple promesse

Logo officiel de la démarche nationale ÉcoQuartier

Le projet de Noyer est engagé dans la démarche nationale ÉcoQuartier : un label d’État qui impose vingt engagements vérifiés sur la qualité architecturale, la place de la nature, les matériaux et la sobriété foncière. Concrètement, c’est un cahier des charges supplémentaire que les aménageurs devront respecter, et que la commune pourra leur opposer à chaque étape.

Dans cette démarche, la commune bénéficie de l’appui technique du Cerema, l’établissement public d’expertise sur l’aménagement, le climat et les territoires.

Logo du Cerema, Climat et territoires de demain

Les références

À quoi cela peut ressembler

Ces réalisations ne sont pas le projet de Noyer : ce sont les références de qualité qui servent de repère au travail engagé. Bois, toitures en pente, gabarits mesurés, végétation conservée, jardins où l’on vit dehors : l’inverse d’une opération standard posée sur un terrain nu.

Des volumes simples et des toitures qui reprennent celles du village.

Des logements bas, en bois, alignés sur une rue plantée.

Les arbres existants conservés, et le bâti implanté autour.

Des espaces ouverts en pleine terre entre les constructions.

La démarche

Le calendrier de la démarche

En coursÉtudes urbaines, paysagères et environnementales préalables
Vendredi 11 septembre 2026, 18h00Réunion publique de présentation — Salle communale d’Allinges
Vendredi 2 octobre 2026, 18h00Atelier citoyen n°1 : organisation urbaine, paysagère et espaces publics
Vendredi 6 novembre 2026, 18h00Atelier citoyen n°2 : architecture et ambitions environnementales
Fin 2026Présentation du plan-guide d’aménagement

Vos questions

Les questions qui reviennent

Est-ce la commune qui a voulu ces logements sociaux ?

Non, et il n’y a pas de raison de le cacher : chacun ses responsabilités. Le nombre de logements locatifs sociaux à réaliser est fixé par la loi SRU, contrôlé par l’État tous les trois ans, et sanctionné financièrement lorsqu’il n’est pas atteint. Allinges est en retard sur cet objectif, et ce retard se paie sur le budget communal. Ce que la commune décide, en revanche, c’est tout le reste : l’endroit, la taille des bâtiments, les hauteurs, les toitures, les matériaux, les espaces publics, les commerces, les arbres conservés, et le fait que ces logements s’adressent d’abord aux habitants du secteur.

Qui pourra habiter dans ces logements ?

Des habitants du secteur, pour l’essentiel : des familles et des jeunes ménages allingeois qui souhaitent rester dans la commune, des salariés des commerces, des entreprises et des services du bassin local, ainsi que des personnes âgées cherchant un logement adapté et de plain-pied sans quitter Allinges. Les prix pratiqués aujourd’hui dans le Chablais placent la plupart de ces situations hors du marché privé classique.

Comment la circulation est-elle prise en compte ?

Un nouveau quartier génère des déplacements supplémentaires : la question est prise au sérieux et fait l’objet d’une étude spécifique. Le projet traite le raccordement au réseau existant, l’organisation des voies internes, le stationnement et les cheminements piétons et cyclables. L’avenue de Thonon est une route départementale : ses aménagements relèvent du Conseil départemental de la Haute-Savoie, avec lequel la commune conduit ce dossier.

Comment participer à la démarche ?

En venant à la réunion publique du 11 septembre, puis aux deux ateliers citoyens des 2 octobre et 6 novembre. Ces rendez-vous sont ouverts à tous les habitants, sans inscription préalable, et sont conçus pour recueillir vos remarques avant que le plan d’aménagement ne soit dessiné.

L’engagement de la commune

Une élue à la barre du projet

Pour qu’il n’y ait ni flou ni ambiguïté sur qui conduit ce dossier, l’aménagement de Noyer est piloté par une élue référente, garante du cahier des charges et de son exécution jusqu’à la livraison.

« Mon engagement à la tête de ce projet est d’assurer une rigueur exemplaire sur le cahier des charges. Nous imposerons le respect de notre identité paysagère, d’une architecture inscrite dans la tradition locale et des aménagements de voirie indispensables, pour faire de ce lieu une réussite pensée avant tout pour les Allingeois. »

Johanne Guichen-HuckAdjointe au maire, Aménagement du territoire et environnement
Conseillère communautaire

Rendez-vous

Venez en parler le 11 septembre

Le projet sera présenté dans son ensemble par la commune et par l’équipe d’urbanistes, et un temps d’échange suivra la présentation. C’est le moment prévu pour poser vos questions et faire valoir vos remarques, en toute simplicité. Un beau projet se construit ensemble, et il commence ce soir-là.

Vendredi 11 septembre 2026, 18h00
Salle communale d’Allinges

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